Malgré les fortes mobilisations, notamment l’importante journée de grèves et de manifestations du 24 juin, le Conseil des ministres examine le projet de loi de réforme des retraites le 13 juillet.
Les organisations syndicales « CFDT, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA » réaffirment leur opposition au contenu de cette réforme injuste et inacceptable.
Elle est injuste et va aggraver les inégalités :
Le report brutal, 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes ; celles et ceux ayant des carrières incomplètes et chaotiques, en particulier les femmes qui sont aujourd’hui 28 % à travailler jusqu’à 65 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
Les organisations syndicales réaffirment la nécessité de préserver le droit au départ à la retraite à 60 ans.
Elle est essentiellement à la charge des salariés :
La situation financière actuelle de notre système de retraite est pour l’essentiel due à la crise, pourtant plus de 85 % des efforts sont demandés aux salariés. Les entreprises, les hauts revenus, les revenus du capital sont 5 fois moins mis à contribution que les salariés. Lesfonctionnaires se voient imposer une augmentation drastique de leur cotisation conduisant à une baisse de leur pouvoir d’achat.
Le financement durable des retraites nécessite une autre répartition des richesses produites.
Elle ne répond pas aux enjeux actuels :
La réforme proposée ne répond ni aux questions d’emploi, en particulier des jeunes etdes seniors, ni à la résorption des inégalités hommes-femmes, ni à la reconnaissance de la pénibilité…, elle renvoie aux futures générations l’incertitude de la pérennité des régimes de retraites solidaires par la répartition.
Avec les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités qui se mobilisent de plus en plus massivement, les organisations syndicales « CFDT, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA » demandent au gouvernement de prendre en compte leurs revendications et leurs propositions dans le cadre d’un vrai débat, refusé jusqu’à ce jour.
Elles réaffirment leur détermination à être entendues en créant les conditions d’une mobilisation de haut niveau des salariés le 7 septembre 2010.
Le 7 juillet 2010
La dernière nouvelle
Le Gouvernement doit renoncer à s'obstiner
- par
le 23/06/2010 @ 17:02
Le gouvernement doit renoncer à s’obstiner !
Dans un contexte de crise qui inquiète et menace l'ensemble des salariés, des chômeurs et des jeunes, devant les choix, distillés d’annonces en contre annonces, du gouvernement qui s'obstine à retarder le moment de réelles concertations sur l’avenir du système de retraites, les mobilisations ont été fortes sur tout le territoire et dans tous les secteurs. Les salariés du public et du privé ont répondu massivement à l'appel unitaire des organisations syndicales.
La forte participation aux grèves et dans toutes les manifestations organisées aujourd'hui, avec 1 million de manifestants, a montré la détermination des salariés à bloquer des choix injustes et inefficaces.
Le recul de l'âge légal de départ à la retraite est inacceptable. Non seulement il ne répond pas à la question de la pérennité du système des retraites par répartition mais il serait de plus une mesure profondément injuste et inégalitaire pour nombre de salariés. Notamment pour les femmes et pour celles et ceux qui ont commencé à travailler jeunes, qui exercent des métiers difficiles, ou symétriquement, ceux recrutés tardivement en ayant des carrières structurellement courtes.
Le gouvernement ne prévoit aucune politique favorisant l'emploi ni améliorant le pouvoir d'achat qui sont pourtant des clés essentiels pour le financement des retraites. L’annonce de la participation des hauts revenus à ce financement demeure symbolique...
La FSU réaffirme avec force qu'il n'est pas acceptable de faire peser sur les seuls salariés le financement du système de retraites !
Alors que le gouvernement refuse de renoncer aux suppressions d’emplois dans la Fonction publique et diminue les investissements publics - autant de mesures qui auront de graves conséquences pour tous les usagers et sur le financement des retraites – la FSU demande fermement au Ministre du travail de faire toute la lumière sur ses intentions en matière « d'harmonisation entre le public et le privé ».
La FSU prévient qu'elle n'acceptera aucune nouvelles dégradations de la situation des fonctionnaires et des agents publics et à commencer par le niveau des pensions.
La journée de grève et de manifestations d'aujourd'hui a montré que la contestation et la colère montent chez les personnels et dans l'opinion.
La FSU continuera à maintenir la pression durant toute cette période pour peser sur les choix à venir du gouvernement.
Dans un contexte de crise qui inquiète et menace l'ensemble des salariés, des chômeurs et des jeunes, devant les choix, distillés d’annonces en contre annonces, du gouvernement qui s'obstine à retarder le moment de réelles concertations sur l’avenir du système de retraites, les mobilisations ont été fortes sur tout le territoire et dans tous les secteurs. Les salariés du public et du privé ont répondu massivement à l'appel unitaire des organisations syndicales.
La forte participation aux grèves et dans toutes les manifestations organisées aujourd'hui, avec 1 million de manifestants, a montré la détermination des salariés à bloquer des choix injustes et inefficaces.
Le recul de l'âge légal de départ à la retraite est inacceptable. Non seulement il ne répond pas à la question de la pérennité du système des retraites par répartition mais il serait de plus une mesure profondément injuste et inégalitaire pour nombre de salariés. Notamment pour les femmes et pour celles et ceux qui ont commencé à travailler jeunes, qui exercent des métiers difficiles, ou symétriquement, ceux recrutés tardivement en ayant des carrières structurellement courtes.
Le gouvernement ne prévoit aucune politique favorisant l'emploi ni améliorant le pouvoir d'achat qui sont pourtant des clés essentiels pour le financement des retraites. L’annonce de la participation des hauts revenus à ce financement demeure symbolique...
La FSU réaffirme avec force qu'il n'est pas acceptable de faire peser sur les seuls salariés le financement du système de retraites !
Alors que le gouvernement refuse de renoncer aux suppressions d’emplois dans la Fonction publique et diminue les investissements publics - autant de mesures qui auront de graves conséquences pour tous les usagers et sur le financement des retraites – la FSU demande fermement au Ministre du travail de faire toute la lumière sur ses intentions en matière « d'harmonisation entre le public et le privé ».
La FSU prévient qu'elle n'acceptera aucune nouvelles dégradations de la situation des fonctionnaires et des agents publics et à commencer par le niveau des pensions.
La journée de grève et de manifestations d'aujourd'hui a montré que la contestation et la colère montent chez les personnels et dans l'opinion.
La FSU continuera à maintenir la pression durant toute cette période pour peser sur les choix à venir du gouvernement.